Olivier Nivoix

27 mars 2011 Mon Shodan Aïki-Jujutsu
Sensible à la culture asiatique, j'ai voulu pratiquer les arts martiaux. Adolescent, j'avais vu une petite vidéo de Morihei Ueshiba dans un film de Steven Seagal « Nico » et voir ce petit homme âgé qui déracinait tous ses assaillants m'avait impressionné (et m'impressionne toujours), moi qui suis une crevette d' 1,74m pour 60 kg (et avec tous mes vêtements). Je pensais que l'Aïkido était fait pour moi et durant mes études supérieures, j'ai commencé à pratiquer la discipline sur Metz.

Cependant, la réalité du tatami était tout autre et l'Aïkido messin ne correspondait pas à mes besoins : trop superficiel et trop éloigné de la réalité. Je n'y trouvais pas mon compte. Avec beaucoup de sueur, j'avais appris des techniques et de très belles chorégraphies d'origine martiale mais elles étaient artificielles, mon partenaire était artificiel, le cadre était artificiel, tout était artificiel. L'Aïkido était convivial, on s'amusait bien mais il y avait ce-je-ne-sais-quoi de martial qui manquait à la pratique. De l'Aïkido, j'en ai gardé un bon souvenir - cerise sur le gâteau c'est en pratiquant que j'y ai rencontré ma femme - mais d'un point de vue martial, ce fut pour moi une déception. A contre-cœur, j'ai raccroché mon kimono au placard pour l'oublier.

Un hasard me fit parler de mon passé avec Jean-Manuel, un ancien professeur que j'avais eu en prépa. Après m'avoir écouté, il me certifia que son club était tout à fait ce dont j'avais besoin car il y pratiquait l'Aïki-jujutsu. Encore un nom surprenant : mais que n'allait-il pas inventer pour que je vienne voir !!! Ce nom était pourtant lié à une véritable histoire, celle des Takeda qu'avait redécouvert Maître Maroteaux, un Français toujours vivant et un expert reconnu dans cet art. Et moi qui croyais qu'un grand maître était par définition quelqu'un de mort et enterré...

« L' Aïki-jujutsu, m'a-t-il dit, c'est comme de l'Aïkido avec des atemis (et des coups en tout genre... je me voyais déjà blessé trois fois ...) et des partenaires bâtis comme des armoires à glace qui n'ont pas pour coutume de tomber comme des mouches lorsque tu les touches, (il m'avait prévenu : si je venais, je serais assurément le plus frêle et le plus léger) le tout dirigé par la poigne de fer de René Pachurka ». Ce nom me disait quelque chose... ah oui à ma mémoire revenaient des légendes urbaines à son propos : le cinglé du centre-ville... hum... ça craint !!!

Partagé entre mes appréhensions sur ce club pas très « conforme » et mon respect naturel vis-à-vis de mon ancien professeur lui-même atteint par ce « mal », j'ai ressorti mon kimono du placard et je suis allé me faire ma propre opinion.

En accédant au gymnase je découvre des pratiquants qui parlent entre eux et qui se comportent comme des gens civilisés, le tout dans une ambiance chaleureuse. C'est bon signe ! Je recherche un pratiquant ayant ma stature mais en vain! Arf ça commence bien! Il y a des pratiquantes ? Oui et en plus elles sont jolies !! Hourra ! J'enfile mon kimono et j'attends. On me salue poliment. Au signal, nous entrons tous dans le Dojo ; d'un comme un commun accord, il n'y a plus de bruit: juste le frou-frou des hakamas. René arrive, cet homme sec et droit au regard déterminé. A le voir j'ai tout de suite compris qu'il n'était pas là pour rigoler. Il irradiait la martialité que je recherchais! Parfait ! Ce club était fait pour moi.

René Pachurka a des principes simples « Ici c'est une école, pas un club, on vient tout le temps ou jamais ». Sa ligne de conduite est très claire et il n'y déroge jamais. Il n'y a pas de chouchous et aucun arrangement sur le tatami. Il le dit souvent : « Il y a les gens capables et les autres. C'est la vie, certains sont avantagés, d'autres pas. Si vous n'êtes pas capables, alors travaillez travaillez travaillez ! » Avec René, rien n'est acquis, rien n'est joué d'avance. En un trimestre on peut tout savoir sur ses principes mais les comprendre et les appliquer avec toutes leurs subtilités requiert un temps considérablement long, des années de pratique ! En prenant du recul, je suis sidéré de voir comment avec quelques règles simples, il m'a fait prendre conscience de nombreux détails dans ma vie quotidienne que j'étais incapable de voir auparavant.

Il y a des sensations que l'on ne peut expliquer surtout par des mots. Je voulais naïvement apprendre à me battre, j'ai découvert en plus une toute autre façon de vivre, je suis plus déterminé, plus en confiance et plus efficace. Mes priorités ont totalement changé et je perçois le monde autrement. J'ai pris conscience de mes qualités et de mes défauts.

Quand René m'a parlé de son intention d'écrire un livre, je lui ai tout de suite proposé mon soutien. J'ai troqué mon kimono pour mon ordinateur et j'ai mis en page cet ouvrage. Je voulais lui rendre un peu du temps qu'il m'a consacré, pour tous ses conseils, ses remarques judicieuses et pertinentes. Quelle meilleure opportunité que ce livre ? Je l'ai fait du mieux que j'ai pu car j'ai appris au cours d'un stage avec le Maître à ne jamais me satisfaire de mon travail. Une subtile différence avec celui que j'étais auparavant.

Tout en apportant ma petite contribution à l'Aiki-Club, je travaille travaille travaille...

Olivier Nivoix
Shodan Aïki-Jujutsu
Travaille également le Iaïdo

HENRIKE JACOB



Son métier d'artiste lyrique oblige Henrike à voyager aux 4 coins de l'Europe. Un concert à Bilbao, retour à Bordeaux pour les répétitions d'une production, quelques jours de libre pour aller répéter à Paris... le rythme est soutenu. Cette vie de voyages incessants l'empêche de s'entraîner comme elle le souhaiterait, mais elle profite de toutes les occasions, au hasard des retrouvailles avec René, par exemple, comme en Avignon, l'été 2008. Henrike s'en souvient : "René était en stage d'iaïdo avec maître Maroteaux, moi, je venais assister aux spectacles d'ouverture du Festival, nous avons profité de la pelouse de sa maison d'hôte pour revoir quelques techniques... par plus de 30°! une épreuve! d'autant plus qu'un facteur important de l'aïki-jujtsu, c'est comme dans le chant, la régularité! Et comme je m'entraîne une fois tous les 36 du mois... mais bon, comme René dit, il suffit déjà de travailler deux ou trois techniques et on peut déjà être en mesure de se défendre. Moi, c'est simple, je ne connais que les 3 premières : shuto ate, ude ate, ochi ate. Mais avec ça, j'ai déjà pu m'en sortir..."



En effet, Henrike a déjà eu l'occasion d'avoir à se défendre. C'était en sortant de Nice, elle s'était égarée, et quelqu'un a tenté de la faire sortir de sa voiture pour la voler. Henrike n'a pas réfléchi, main en avant, les doigts tendus vers la figure de son adversaire. Elle ne sait pas trop ce qu'elle a touché, mais elle a dû avoir fait assez mal pour que l'agresseur se recule, donnant le temps à Henrike de s'enfuir.




Plus intuitivement, Henrike a senti en travaillant l'aïki-jujutsu dès le début qu'il y avait là une pratique aux rapports troublants avec le chant : "la recherche de stabilité, d'une respiration ventrale, profonde... dans le fond, ce déplacement du centre de gravité ressemble à ce que nous recherchons tous dans le chant lyrique. Pour ma part, j'ai profité de cette expérience pour apprendre à ne pas aller chercher les notes avec le corps vers le haut, mais au fond de moi. L'énergie, il faut aller la chercher dans le sol et la lier à ce qui est au-dessus de nous. Nous sommes ce lien".

YVAN CORSIGLIA

Je suis arrivé à l'Aïki-Club il y a peu près un an et demi.

Tout commença lorsque je vis un bokken dans un magasin. Déjà intéressé par la culture japonaise, je décidais alors de me mettre en quête d'un club qui pratiquait le sabre. Après quelques recherches sur Internet, je tombe sur le site de l'Aïki-Club de Metz. Toutes les informations étaient données dès la première page, tout était clair. Je décidais alors de prendre un vieux kimono de judo pour essayer car bien qu'il y ait du sabre, il y avait d'autres disciplines tel que le Jo et l'Aïki-Jujutsu et j'étais tout autant intéressé.

Je fus accueilli par l'instructeur du club qui m'expliqua les origines de ces arts martiaux, oui et non pas sports de combat. Après cela, il m'invite à me changer. Je monte sur le tatami après avoir été introduit par un des élèves de l'école , « Je vous présente Yvan qui souhaite s'initier à notre art » et l'instructeur de répondre « Sois le bienvenu ». 

C'est à ce moment là que toutes les illusions que je m'étais faites sur le combat sont tombées. Tout ce qu'on peut voir dans les films et les animes, tout est fait pour simplement nous impressionner et non pas pour nous montrer la réalité de l'affrontement.

Ensuite on me montra le Iaïdo, avec bokken, ce qui fut tout aussi intéressant .

Le professeur est une personnalité à part . Sa façon de montrer, de parler n'est pas très courante . On y sent le respect, rien que du respect. Il ne laisse pas entendre « Je fais des arts martiaux alors je suis le plus fort ».

Il y a également autre chose qui m'avait marqué : l'ambiance. Le groupe des élèves était soudé, tout le monde se connaissait. Je n'étais pas dans un de ces clubs de judo où les gens ont une attitude fortement individualiste.

Depuis j'ai passé un grade en Aïki-Jujutsu et en Iaïdo, mais tout cela n'est rien comparé à ce que j'ai pu apprendre sur le respect, l'humilité, le prix des résultats, sur le travail et aussi des nouveaux amis que je me suis fait. Les arts martiaux traditionnels apportent beaucoup dans la vie de tous les jours. On perd son esprit de compétition stupide, on devient plus organisé, on supporte mieux les problèmes qu'on peut avoir dans la vie, on fait ce que l'on doit faire et on ne se laisse pas aller à ses désirs de fainéantise, on ouvre son esprit. Je crois être arrivé au bout de mon témoignage et finalement ce ne sont que de simples mots qui ne remplaceront pas ce qu'on peut vivre, c'est pour cela qu'on ne peut juger l'Aïki-Club de Metz sans avoir essayé.

Yvan Corsiglia
1er  Kyu Aïki-Jujutsu
1er  Kyu Iaïdo

AUDE DE CARPENTIER


J’ai connu l’Aïki-Jujutsu l’année dernière, par Internet : je cherchais un club pas trop loin de chez moi, et c’est donc pour celui-là que j’ai opté, un peu par hasard je dois dire. Par ailleurs, d’après les descriptions du site, le club avait l’air assez sérieux, ce qui n’était pas pour me déplaire. Et je dois dire que je ne suis pas déçue, René Pachurka, notre instructeur, est exigent.


Il demande le meilleur de nous-mêmes, ce qui est vraiment motivant et exige une véritable implication : pas question de venir en retard ou d’être absent sans une excuse valable, ce qui n'empêche pas René d’avoir le sens de l’humour. Etant d’un naturel plutôt dispersé, l’Aïki me permet de me recentrer, d’être plus attentive et présente face à ce qui m’entoure. On apprend à se défendre efficacement et rapidement et à ne jamais baisser sa garde afin d’être toujours prêt. Enfin, on ne perd jamais de vue le côté réel d’un combat. C’est la somme de tout ceci qui fait et que je continuerai à venir à l’Aïki-Club de Metz tant que je le pourrais.

Aude De Carpentier
1er Kyu Aïki-Jujutsu

MAGALI KILIAN

Il y a quelques années, j’ai mis un pied dans la culture japonaise par le biais des romans (Inoué, Yoshiwara…) et de l’art japonais (les estampes). De là découle mon intérêt pour l’histoire japonaise (notamment la période d’Edo), ses mœurs et sa culture. Suite à cela, j’ai longtemps eu le projet de pratiquer des arts martiaux, mais sans réellement le finaliser. Et puis, à la rentrée des classes 2008, j’ai décidé que c’était le moment ou jamais.
Comment suis-je arrivée à l’Aïki-Club? Un peu comme dans la chanson : « j’ai vu de la lumière, et je les ai trouvés »... En fait, c’est par hasard, en cherchant sur Internet le club d’Aïkido le plus proche de chez moi, que j’ai atterri à l’Aïki-Club de Metz… après tout, sur le site Internet on proposait de découvrir les arts martiaux pratiqués, lors d’une ou deux séances, soit en observant, soit en pratiquant, et qui ne tente rien n’a rien… Au final, dès la deuxième séance, j’avais mon kimono et la ferme intention de rester.

Ce n’est pas toujours évident. Le travail effectué à chaque séance est intense, tant dans les leçons à en tirer que dans le travail physique à fournir sur le tatami. Et puis, on n’a pas toujours envie, pour telle ou telle raison… mais on y va quand même, par respect pour celui qui nous enseigne ces arts, par respect pour ceux avec lesquels on partage cet apprentissage, et surtout et avant tout, par respect pour soi-même. Les arts martiaux permettent également d’apprendre à aller au bout de soi, à se dépasser.

Quels enseignement puis-je tirer de l’Aïki? Je suis plutôt d’un naturel anxieux et réservé, donc aller vers les autres et « m’imposer » au sein d’un groupe n’a pas toujours été évident pour moi. Alors, imaginez les premières séances, quand on vous demande de crier (afin de laisser s’exprimer son « ki », sa force), de frapper l’adversaire avec une matraque (en mousse, certes, mais les coups sont réels) ou à mains nues (de porter les Atemis) et de savoir encaisser les coups, d’apprendre à chuter… tout ce qui, a priori, ne semble pas naturel. Et puis, plus on suit les enseignements du Senseï, plus on comprend pourquoi cela est nécessaire. Car après tout, le but n’est pas de s’en servir, mais de savoir le faire si jamais, malheureusement, on se retrouve face à une situation où l’on n’aura pas le choix.

Et puis, on se rend compte que, dans la vie de tous les jours, c’est un peu la même chose : il faut aussi savoir se battre, même si cela n‘est pas au sens physique du terme. Pour évoluer, pour s’épanouir au quotidien, il faut aussi aller au bout de soi, ne pas abandonner, savoir encaisser les mauvais coups de la vie, se relever et continuer…

D’un point de vue beaucoup plus pragmatique, la pratique de l’Aïki-Jujutsu m’apporte également une sorte de défouloir. Je suis professeur d’histoire-géographie, et même si mon métier me passionne, j’ai parfois besoin de décompresser après des journées difficiles (gérer des classes de 30 élèves et les contraintes administratives n‘est pas toujours une sinécure). Du coup, pendant deux heures, sur le tatami, je ne pense à rien, et cela fait un bien fou. Et puis, on y rencontre des gens d’horizon et de sexe différents, chacun avec leur histoire propre, mais avec lesquels on partage de bons moments, tant sur le tatami qu’en dehors.

Cela fait maintenant un peu plus d’un an que je pratique. Du grade « les autres », je suis devenue « 3e kyu ». Ce n’est qu’un début, mais j’en suis fière, pour diverses raisons.

Ce que j’en retiens avant tout? C’est que, comme nous le répète l'instructeur, peu importe le grade, le seul qui compte, c’est d’être vivant. Et être vivant, c’est non seulement se maintenir en vie en cas d’agression, mais également savoir qui l’on est, et ce que l’on veut. J’ai déjà parcouru un long chemin de ce point de vue, mais la route reste encore longue, et j’ai le sentiment que les arts martiaux apportent et vont continuer à apporter leur pierre à mon édifice personnel.

Magali Kilian
1er Kyu Aïki-Jujutsu.

LAURENCE SAUREL


Peu après avoir déménagé à Metz, j'ai cherché un club d'aïkido. J'en avais un peu fait pendant un an, lors de mes études, et j'appréciais le concept d'un art martial tourné non pas vers l'attaque, mais vers l'auto-défense. Ne connaissant pas la ville, j'ai donc lancé une recherche sur internet. Et je suis tombée sur quelques adresses, notamment le site de l'Aïkiclub de Metz. Ce dernier paraissait étrange: ils ne se présentaient pas comme pratiquants d'aïkido, tel que j'en avais entendu parler, mais d'Aiki-jujutsu. Cet art martial traditionnel, reconnu par le Japon, reprenait des techniques enseignées par le clan Takeda, au XVIe siècle. Ayant une formation d'histoire de l'art, cela ne pouvait que m'intéresser.

J'y suis donc allée, pour essayer. Une fois là-bas, je n'ai pas seulement trouvé un club de sport, mais un dojo d'art martial, qui enseigne une discipline avec rigueur et patience. J'entends par la une vision de la vie qui est proche de ma conception des choses. Pratiquer l'Aïki-jujutsu dans ce club demande un effort physique, certes, avec une recherche d'efficacité dasn les gestes, mais aussi apprendre à se connaître. on ne doit pas perdre de vue le réalisme de ce que peut être un combat, mais aussi nos capacités. L'aïki-jujutsu doit nous permettre de nous défendre, de nous donner une chance quel que soit ma force ou mon sexe. Il ne fait pas des surhommes, ou dans mon cas, une wonder woman. Et pour cela, l'enseignement que j'y trouve tend vers l'amélioration perpétuelle, mais sans prétendre détenir la seule vérité. Et ce, dans un club où règne une bonne ambiance, et où les membres sont chaleureux et soudés. Alors j'y suis resté.
Et même si un accident m'empêche pour le moment de continuer la pratique, j'espère bien pouvoir reprendre dès que possible.

Laurence Saurel
1er  Kyu Aïki-Jujutsu

MARIA LOPES MARINHO


Je m'appelle Maria, la vie que je me suis construite est belle et je suis heureuse avec un époux que j'aime et une merveilleuse petite fille que j'adore.
Mais il n'en a pas été toujours ainsi, parfois ce fut dur, surtout quand on est d'origine portugaise et émigrée. Le plus dur a été de maîtriser la langue française, alors le reste ...
Un jour mes cousines m'ont emmenée voir un curieux monsieur qui parlait de courage, de respect et d'honneur, de combats et de chevaliers. Son discours pouvait paraître d'un autre âge, mais il concordait pourtant tellement à notre époque.
Il regrettait ces usages européens perdus, c’est pour cela qu’il pratiquait les arts martiaux japonais.
J’étais à côté du tatami et j’avais mis mon plus beau chapeau, j’étais très intimidée, René se retourna et proposa à mes cousines un essai, mais à mes cousines seulement... moi et mon chapeau... il nous ignorait.
Vexée, je l’apostrophais et lui demandais de faire moi aussi un essai. Il me regarda avec un air septique et, sans me regarder , m’autorisa à monter sur le tatami.
ET puis... et puis ...
J’ai suivi mon professeur dans bien des stages, dans toute l’Europe, de la Belgique à l’Italie, dans bien des combats et beaucoup d’épreuves.
Aujourd’hui dans l’école de Maître Maroteaux, je vais me présenter à la deuxième Dan d’Aïki-Jujutsu et prépare mon premier Dan de Iaïdo.
Je suis montée sur le tatami par bravade, aujourd’hui je reste et resterai parce que cette école, son professeur, et le Ryu de Maître Maroteaux sont devenus comme une deuxième famille. C’est une école qui enseigne d’abord la vérité et le respect et non le rêve ou l’illusion . Et... la devise de notre dojo n’est-elle pas, notre honneur s'appelle respect?

Maria Lopes Marinho
Nidan Aïki-Jujutsu