HENRIKE JACOB



Son métier d'artiste lyrique oblige Henrike à voyager aux 4 coins de l'Europe. Un concert à Bilbao, retour à Bordeaux pour les répétitions d'une production, quelques jours de libre pour aller répéter à Paris... le rythme est soutenu. Cette vie de voyages incessants l'empêche de s'entraîner comme elle le souhaiterait, mais elle profite de toutes les occasions, au hasard des retrouvailles avec René, par exemple, comme en Avignon, l'été 2008. Henrike s'en souvient : "René était en stage d'iaïdo avec maître Maroteaux, moi, je venais assister aux spectacles d'ouverture du Festival, nous avons profité de la pelouse de sa maison d'hôte pour revoir quelques techniques... par plus de 30°! une épreuve! d'autant plus qu'un facteur important de l'aïki-jujtsu, c'est comme dans le chant, la régularité! Et comme je m'entraîne une fois tous les 36 du mois... mais bon, comme René dit, il suffit déjà de travailler deux ou trois techniques et on peut déjà être en mesure de se défendre. Moi, c'est simple, je ne connais que les 3 premières : shuto ate, ude ate, ochi ate. Mais avec ça, j'ai déjà pu m'en sortir..."



En effet, Henrike a déjà eu l'occasion d'avoir à se défendre. C'était en sortant de Nice, elle s'était égarée, et quelqu'un a tenté de la faire sortir de sa voiture pour la voler. Henrike n'a pas réfléchi, main en avant, les doigts tendus vers la figure de son adversaire. Elle ne sait pas trop ce qu'elle a touché, mais elle a dû avoir fait assez mal pour que l'agresseur se recule, donnant le temps à Henrike de s'enfuir.




Plus intuitivement, Henrike a senti en travaillant l'aïki-jujutsu dès le début qu'il y avait là une pratique aux rapports troublants avec le chant : "la recherche de stabilité, d'une respiration ventrale, profonde... dans le fond, ce déplacement du centre de gravité ressemble à ce que nous recherchons tous dans le chant lyrique. Pour ma part, j'ai profité de cette expérience pour apprendre à ne pas aller chercher les notes avec le corps vers le haut, mais au fond de moi. L'énergie, il faut aller la chercher dans le sol et la lier à ce qui est au-dessus de nous. Nous sommes ce lien".

AUDE DE CARPENTIER


J’ai connu l’Aïki-Jujutsu l’année dernière, par Internet : je cherchais un club pas trop loin de chez moi, et c’est donc pour celui-là que j’ai opté, un peu par hasard je dois dire. Par ailleurs, d’après les descriptions du site, le club avait l’air assez sérieux, ce qui n’était pas pour me déplaire. Et je dois dire que je ne suis pas déçue, René Pachurka, notre instructeur, est exigent.


Il demande le meilleur de nous-mêmes, ce qui est vraiment motivant et exige une véritable implication : pas question de venir en retard ou d’être absent sans une excuse valable, ce qui n'empêche pas René d’avoir le sens de l’humour. Etant d’un naturel plutôt dispersé, l’Aïki me permet de me recentrer, d’être plus attentive et présente face à ce qui m’entoure. On apprend à se défendre efficacement et rapidement et à ne jamais baisser sa garde afin d’être toujours prêt. Enfin, on ne perd jamais de vue le côté réel d’un combat. C’est la somme de tout ceci qui fait et que je continuerai à venir à l’Aïki-Club de Metz tant que je le pourrais.

Aude De Carpentier
1er Kyu Aïki-Jujutsu

MAGALI KILIAN

Il y a quelques années, j’ai mis un pied dans la culture japonaise par le biais des romans (Inoué, Yoshiwara…) et de l’art japonais (les estampes). De là découle mon intérêt pour l’histoire japonaise (notamment la période d’Edo), ses mœurs et sa culture. Suite à cela, j’ai longtemps eu le projet de pratiquer des arts martiaux, mais sans réellement le finaliser. Et puis, à la rentrée des classes 2008, j’ai décidé que c’était le moment ou jamais.
Comment suis-je arrivée à l’Aïki-Club? Un peu comme dans la chanson : « j’ai vu de la lumière, et je les ai trouvés »... En fait, c’est par hasard, en cherchant sur Internet le club d’Aïkido le plus proche de chez moi, que j’ai atterri à l’Aïki-Club de Metz… après tout, sur le site Internet on proposait de découvrir les arts martiaux pratiqués, lors d’une ou deux séances, soit en observant, soit en pratiquant, et qui ne tente rien n’a rien… Au final, dès la deuxième séance, j’avais mon kimono et la ferme intention de rester.

Ce n’est pas toujours évident. Le travail effectué à chaque séance est intense, tant dans les leçons à en tirer que dans le travail physique à fournir sur le tatami. Et puis, on n’a pas toujours envie, pour telle ou telle raison… mais on y va quand même, par respect pour celui qui nous enseigne ces arts, par respect pour ceux avec lesquels on partage cet apprentissage, et surtout et avant tout, par respect pour soi-même. Les arts martiaux permettent également d’apprendre à aller au bout de soi, à se dépasser.

Quels enseignement puis-je tirer de l’Aïki? Je suis plutôt d’un naturel anxieux et réservé, donc aller vers les autres et « m’imposer » au sein d’un groupe n’a pas toujours été évident pour moi. Alors, imaginez les premières séances, quand on vous demande de crier (afin de laisser s’exprimer son « ki », sa force), de frapper l’adversaire avec une matraque (en mousse, certes, mais les coups sont réels) ou à mains nues (de porter les Atemis) et de savoir encaisser les coups, d’apprendre à chuter… tout ce qui, a priori, ne semble pas naturel. Et puis, plus on suit les enseignements du Senseï, plus on comprend pourquoi cela est nécessaire. Car après tout, le but n’est pas de s’en servir, mais de savoir le faire si jamais, malheureusement, on se retrouve face à une situation où l’on n’aura pas le choix.

Et puis, on se rend compte que, dans la vie de tous les jours, c’est un peu la même chose : il faut aussi savoir se battre, même si cela n‘est pas au sens physique du terme. Pour évoluer, pour s’épanouir au quotidien, il faut aussi aller au bout de soi, ne pas abandonner, savoir encaisser les mauvais coups de la vie, se relever et continuer…

D’un point de vue beaucoup plus pragmatique, la pratique de l’Aïki-Jujutsu m’apporte également une sorte de défouloir. Je suis professeur d’histoire-géographie, et même si mon métier me passionne, j’ai parfois besoin de décompresser après des journées difficiles (gérer des classes de 30 élèves et les contraintes administratives n‘est pas toujours une sinécure). Du coup, pendant deux heures, sur le tatami, je ne pense à rien, et cela fait un bien fou. Et puis, on y rencontre des gens d’horizon et de sexe différents, chacun avec leur histoire propre, mais avec lesquels on partage de bons moments, tant sur le tatami qu’en dehors.

Cela fait maintenant un peu plus d’un an que je pratique. Du grade « les autres », je suis devenue « 3e kyu ». Ce n’est qu’un début, mais j’en suis fière, pour diverses raisons.

Ce que j’en retiens avant tout? C’est que, comme nous le répète l'instructeur, peu importe le grade, le seul qui compte, c’est d’être vivant. Et être vivant, c’est non seulement se maintenir en vie en cas d’agression, mais également savoir qui l’on est, et ce que l’on veut. J’ai déjà parcouru un long chemin de ce point de vue, mais la route reste encore longue, et j’ai le sentiment que les arts martiaux apportent et vont continuer à apporter leur pierre à mon édifice personnel.

Magali Kilian
1er Kyu Aïki-Jujutsu.

LAURENCE SAUREL


Peu après avoir déménagé à Metz, j'ai cherché un club d'aïkido. J'en avais un peu fait pendant un an, lors de mes études, et j'appréciais le concept d'un art martial tourné non pas vers l'attaque, mais vers l'auto-défense. Ne connaissant pas la ville, j'ai donc lancé une recherche sur internet. Et je suis tombée sur quelques adresses, notamment le site de l'Aïkiclub de Metz. Ce dernier paraissait étrange: ils ne se présentaient pas comme pratiquants d'aïkido, tel que j'en avais entendu parler, mais d'Aiki-jujutsu. Cet art martial traditionnel, reconnu par le Japon, reprenait des techniques enseignées par le clan Takeda, au XVIe siècle. Ayant une formation d'histoire de l'art, cela ne pouvait que m'intéresser.

J'y suis donc allée, pour essayer. Une fois là-bas, je n'ai pas seulement trouvé un club de sport, mais un dojo d'art martial, qui enseigne une discipline avec rigueur et patience. J'entends par la une vision de la vie qui est proche de ma conception des choses. Pratiquer l'Aïki-jujutsu dans ce club demande un effort physique, certes, avec une recherche d'efficacité dasn les gestes, mais aussi apprendre à se connaître. on ne doit pas perdre de vue le réalisme de ce que peut être un combat, mais aussi nos capacités. L'aïki-jujutsu doit nous permettre de nous défendre, de nous donner une chance quel que soit ma force ou mon sexe. Il ne fait pas des surhommes, ou dans mon cas, une wonder woman. Et pour cela, l'enseignement que j'y trouve tend vers l'amélioration perpétuelle, mais sans prétendre détenir la seule vérité. Et ce, dans un club où règne une bonne ambiance, et où les membres sont chaleureux et soudés. Alors j'y suis resté.
Et même si un accident m'empêche pour le moment de continuer la pratique, j'espère bien pouvoir reprendre dès que possible.

Laurence Saurel
1er  Kyu Aïki-Jujutsu

MARIA LOPES MARINHO


Je m'appelle Maria, la vie que je me suis construite est belle et je suis heureuse avec un époux que j'aime et une merveilleuse petite fille que j'adore.
Mais il n'en a pas été toujours ainsi, parfois ce fut dur, surtout quand on est d'origine portugaise et émigrée. Le plus dur a été de maîtriser la langue française, alors le reste ...
Un jour mes cousines m'ont emmenée voir un curieux monsieur qui parlait de courage, de respect et d'honneur, de combats et de chevaliers. Son discours pouvait paraître d'un autre âge, mais il concordait pourtant tellement à notre époque.
Il regrettait ces usages européens perdus, c’est pour cela qu’il pratiquait les arts martiaux japonais.
J’étais à côté du tatami et j’avais mis mon plus beau chapeau, j’étais très intimidée, René se retourna et proposa à mes cousines un essai, mais à mes cousines seulement... moi et mon chapeau... il nous ignorait.
Vexée, je l’apostrophais et lui demandais de faire moi aussi un essai. Il me regarda avec un air septique et, sans me regarder , m’autorisa à monter sur le tatami.
ET puis... et puis ...
J’ai suivi mon professeur dans bien des stages, dans toute l’Europe, de la Belgique à l’Italie, dans bien des combats et beaucoup d’épreuves.
Aujourd’hui dans l’école de Maître Maroteaux, je vais me présenter à la deuxième Dan d’Aïki-Jujutsu et prépare mon premier Dan de Iaïdo.
Je suis montée sur le tatami par bravade, aujourd’hui je reste et resterai parce que cette école, son professeur, et le Ryu de Maître Maroteaux sont devenus comme une deuxième famille. C’est une école qui enseigne d’abord la vérité et le respect et non le rêve ou l’illusion . Et... la devise de notre dojo n’est-elle pas, notre honneur s'appelle respect?

Maria Lopes Marinho
Nidan Aïki-Jujutsu

MARIE-ASTRID DE JOCAS


Comment suis-je arrivée au club ?

Je rentrais un soir quand j’ai vu René devant le dojo. C’est son air décidé et son hakama impeccable qui m’ont interpellée. Je me suis dit : ici, ça a l’air sérieux. D’ailleurs les premières paroles de René ont été : « C’est un art martial difficile qui exige un réel investissement. »

Pourquoi l’Aïki-Jujutsu ?

J’ai débuté les arts martiaux par la pratique de l’Aïkido. Le fait d’utiliser la force de l’adversaire contre lui-même me plaisait. Mais rapidement il m’a manqué le côté réel des attaques. Alors je me suis tournée vers le Karaté traditionnel avec l’intime conviction que je retournerais un jour vers la pratique d’un art martial proche de l’Aïkido.

Je l’ai enfin trouvé : l’Aïki-Jujutsu !

Ici on travaille des techniques de défense sur des attaques réelles. Pas besoin d’une force herculéenne : une technique bien maîtrisée est efficace sur n’importe quel gabarit. Pour une femme ça peut servir …


Au Dojo de l’Aïki-Club de Metz, il y a un profond respect de la Tradition.
René, notre Sensei est exigeant, humble et droit.
On dit souvent que l’école est à l’image de son instructeur. C’est sans doute pour cela que l’Aïki-Club de Metz est ce qu’il est...


Marie-Astrid de Jocas
maman de 4 enfants
infirmière

1ère Dan Karaté Shotokan
1er kyu Aïki-Jujutsu

MARC GENDARME



Marc est né le 19 Décembre 1973, à Metz. Il est marié et papa de 2 garçons.


"Voilà 19 ans, je poussais la porte d'une salle située à l'arrière de l'école des garçons de la Ballastière à Hagondange. Une odeur de vieux gymnase et des kiai sont mes premiers souvenirs de ce qui allait devenir ma passion.
Ce qui m'a donné l'envie de pousser cette porte? Tout simplement un petit reportage télévisé où l'on pouvait voir un homme au crâne chauve, au visage vénérable et au physique en apparence fragile. En apparence seulement car je fus fasciné par la facilité avec laquelle il se débarrassait de gaillards bien bâtis et en pleine force de l'âge. Des chênes face à un roseau. Comme dans la fable de Jean de La Fontaine et ce n'est pas le roseau qui se retrouva au sol! Je trouvais cela magique! Ce Maître était Me André Nocquet, un disciple français du fondateur de cet art martial , l'Aïkido.
Ce n'est que deux années plus tard qu'un ami me fit découvrir le dojo d'Hagondange. Et surtout le professeur, René Pachurka.
Moi qui pensais qu'apprendre l'Aïkido serait très facile, je me rendis trèèèès vite compte que ce qui me semblait magique venant d'un vieux monsieur, demandait un long et dur travail de chaque instant. Pourtant je ne me suis pas découragé et me suis accroché; bien que ma première leçon fut un grand coup de (bâton) dans l'estomac qui me coupa le souffle. Merci Senseï!
Je fis également la connaissance d'un homme merveilleux, Maître Weber. Il était le professeur de René. Il fut l'un des élèves d'un véritable descendant de Samourais, Maître Tadashi Abe, uchi-deshi du fondateur de l'Aïkido.



Avec René, nous avons pratiqué pendant des années quasiment tous les jours. Nous pratiquions dans notre dojo, mais également chez Maître Weber. Il n'y avait pas de limite de temps parfois. Il n'était pas rare que nous commencions vers 19h30 et que, lorsque nous nous arrêtions, nous nous étonnions de voir nos montre afficher 1h ou 2h du matin.
Mais hélas, le ciel s'assombrit dans notre pratique car nous étions de moins en moins acceptés par les pratiquants d'autres clubs. Notre vision de la pratique de notre Art ne correspondant pas à celle de nos dirigeants. Combien de fois ai-je entendu murmurer que nous étions des brutes et des fous? J'étais chagriné par cette situation car le discours officiel des « aïkidokas » de tolérance et de partage sonnait de plus en plus faux à mes oreilles.
Je n'étais pas loin de « raccrocher les gants »!
Et juste à ce moment là, un miracle! Une renaissance! Un retour aux sources de cet art!
Le TAKEDA RYU MAROTO HA! Un Maître charismatique au sommet de son art, des personnes généreuses, un travail merveilleux, un Art , une Culture.
Bien que de nombreuses techniques soient similaires, j'ai toujours un grand plaisir à les redécouvrir, à les retravailler, à forger mon corps et mon esprit dans la joie et la bonne humeur. Car c'est cela surtout la pratique! Transmettre aux nouveaux pratiquants, travailler dur, verser sa sueur et ses larmes parfois, mais toujours avec un plaisir immense! Et que de rencontres nous faisons quand nous partageons ce travail lors de stages où les pratiquants viennent de toute la France, toute l'Europe, du monde entier. Stages où nous rencontrons également de grands Maîtres qui partagent leurs savoirs et qui nous font prendre conscience que notre chemin dans la pratique est encore longue!




19 ans!

19 ans que je suis mon professeur dans les bons et les mauvais moments.
19 ans de joies et de prise de bec!
19 ans qu'il me transmet son savoir.
19 ans que je suis fier d'être son élève.
Au bout de 19 ans, je n'ai qu'une chose à dire à mon professeur:

« I shin den shin. Domo arigato gozaïmasu!!! Banzaï!!!

(Bon allez, je vous traduis cette phrase.
De mon âme à ton âme, merci du plus profond de mon coeur!!!
Longue vie!!!)"

Marc Gendarme
Nidan Aïki-Jujutsu